Hôtel Saint-Georges à Megève : l’hôtel qui réinvente l’art de vivre alpin
- benedictehallion
- 23 déc. 2025
- 3 min de lecture
À Megève, au bout de la rue piétonne, un chalet historique s’éveille à nouveau. L’Hôtel Saint-Georges, désormais membre de Relais & Châteaux, rouvre ses portes comme on ouvre un livre ancien : avec respect, imagination et promesse d’évasion. Plus qu’un hôtel, le Saint-Georges est un récit à habiter, un refuge théâtral où la montagne devient matière à poésie.

Pensé par le groupe Chapitre Six et mis en scène par l’artiste et designer britannique Luke Edward Hall, le lieu se déploie comme un conte moderne, inspiré d’une légende alpine : celle de Georges, chevalier, de son cheval Bayard, d’un dragon festif et de créatures de montagne bienveillantes. Un mythe fondateur qui irrigue chaque espace, chaque détail, chaque couleur.
Dès l’entrée, le ton est donné. La façade en bois brûlé, presque charbonneuse, évoque les maisons anciennes, tandis que l’intérieur se révèle comme une scénographie vivante. Ici, les influences du folklore alpin et du Tyrol autrichien dialoguent avec une fantaisie assumée. Boiseries patinées, tapis edelweiss dessinés sur mesure, tissus Christopher Moore inspirés des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, fresques murales, mobilier ondulé comme des crêtes : tout concourt à créer un univers enveloppant, coloré, légèrement irrévérencieux.Les équipes elles-mêmes deviennent personnages, habillées par Château Orlando, la marque de Luke Edward Hall, renforçant cette impression d’entrer dans une maison habitée, presque vivante.
L’hôtel compte 29 chambres et 5 suites, réparties sur quatre étages, chacun pensé comme un chapitre du récit. Les palettes chromatiques s’inspirent des légendes alpines : rouge profond pour l’hiver, jaune lumineux pour l’été, verts et bleus pour les sous-bois. Les chambres classiques offrent un cocon intime, tandis que les suites s’apparentent à de véritables appartements de montagne, avec fresques peintes à la main, mobilier chiné et salles de bain aux marbres colorés ou carreaux artisanaux. On y vient pour ralentir, contempler la neige tomber ou la lumière d’été s’installer, prolonger l’expérience sensorielle grâce aux produits de bain Ortigia, et se laisser envelopper par une atmosphère douce et narrative.
Au Saint-Georges, la table et la fête sont des piliers de l’art de vivre. Le Trappeur, bistrot montagnard élégant, célèbre la tradition culinaire française avec générosité et justesse : foie gras maison, chateaubriand au feu, crozets de Savoie, fondue revisitée… Une cuisine sincère, pensée pour le partage, dans une ambiance chaleureuse de maison de famille. À la nuit tombée, le Piano Bar Saint-Georges s’anime. Derrière de lourds rideaux de velours vert, fauteuils profonds, lumière ambrée et bar en laiton brossé composent une alcôve intime. Le week-end, un pianiste accompagne les soirées, entre jazz feutré, folk moderne et accents seventies. On y joue aux échecs, on y feuillette des livres alpins, on y prolonge la nuit.
Le Spa myBlend complète l’expérience avec une approche axée sur la contrast therapy. Sauna japonais, bains froids, jacuzzi, massages sur-mesure : un rituel pensé pour la récupération du corps et l’apaisement de l’esprit, après le ski comme après la randonnée. Une vision du bien-être à la fois contemporaine et profondément sensorielle.
Avec le Saint-Georges, Chapitre Six signe sa première escale alpine et confirme sa vision : des hôtels comme des romans, des maisons à taille humaine où le luxe se glisse dans les détails et où chaque séjour devient un chapitre à part entière.À Megève, le mythe rencontre la modernité, et l’art de vivre prend la forme d’une histoire que l’on emporte avec soi.
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