L'exposition sur Martin Parr commence aujourd'hui à Paris : Quand la photographie documente le chaos sans hausser le ton.
- benedictehallion
- il y a 5 jours
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Du 30 janvier au 24 mai 2026, le Jeu de Paume consacre une vaste rétrospective au photographe britannique Martin Parr, figure majeure de la photographie contemporaine. "Global Warning" rassemble près de 180 œuvres, de ses premiers noirs et blancs des années 1970 à ses images les plus récentes, et dessine, en cinq sections thématiques, un portrait vif et souvent ironique de notre monde modernisé.

Ce qui frappe d’emblée, ce n’est pas une dénonciation violente, mais une ironie douce-amère : une façon de montrer plutôt que de sermonner. Plages bondées, supermarchés saturés, selfies compulsifs ou panoramas urbains surpeuplés : à travers son regard satirique, Parr capture les absurdités du quotidien, sans posture moralisatrice, mais avec une lucidité qui finit par déranger.
Parce que son travail ne s’arrête pas à la forme : il raconte une époque. Une époque marquée par la surconsommation, le tourisme de masse, l’omniprésence des technologies, et notre rapport paradoxal au vivant. Derrière la couleur saturée et l’humour apparent se lit une critique implicite de nos habitudes, et, rétrospectivement, des causes profondes du changement climatique qui bouleverse la planète.
Ce n’est pas une exposition « écologique » au sens militant du terme, mais plutôt une chronique visuelle de l’Anthropocène, où l’on rit souvent jaune, puis on se surprend à réfléchir. Parr montre ce que l’on croit déjà savoir, pour mieux nous rappeler ce que l’on ne veut parfois pas voir.
Global Warning n’est pas seulement une rétrospective : c’est un miroir tendu au XXIᵉ siècle.
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